Tweet SCOTOMISATION

J’aime les ciels nuageux : je lève la tête et je peux imaginer n’importe quoi, qu’il y a des gens qui me parlent même parfois.

Est-ce qu’on aime la solitude parce qu’elle fait partie de soi ? Par non-choix ? Peut-être. On aime ce que l’on a, ce que l’on est pour ne pas mourir en dedans. C’est un joli trou noir qui mordille, millimètre après millimètre, sur chacune des pensées, des joies, des sursauts de vie, et qui vient vous rappeler « ne sois pas stupide, tu es seule, ce sentiment n’est que passager, ouvre les yeux, tu es seule ».

C’est l’ami le plus fiable ce trou noir, il ne vous quitte jamais, lui.

Bim bam boum, je tourne en rond : je regarde, je suis dehors, je regarde, je suis dehors. Je tourne en rond. Un instant furtif, j’arrive à accrocher la vie, la concrète de la vie. Toucher du doigt l’absence, le vide. Le bon vide : celui de l’esprit, qui permets d’apprécier la concrète. J’y arrive un instant, je vous le jure, pas longtemps, avant d’être démasquée, et remise au ban.

Démasquée ? Quoi ? Y a-t-il un masque vraiment, je me pare de mots, de théories peut-être, alors qu’il n’y a rien qu’une tâche ineffaçable. Le doigt de Dieu sur Caïn ? Partout où tu iras le doigt de Dieu sur toi te désignera aux autres. Ha ha !

La vérité est plus simple. Nulle part il n’y a de place.  La chose qu’on ne dit pas, c’est que Dieu a distribué tout les rôles, et parfois certains d’entre nous doivent rester en coulisses.

C’est un soir à rester en coulisses.

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Un jeune homme, l’air presque fragile, qui attend. Qui ? Peut-être moi ? Il ressemble à ces chemins de traverse qu’on aurait pu emprunter, mais que l’on a ignoré, par peur, par manque d’amour de soi, par facilité. Regarde, c’est la petite route escarpée, pleine des fleurs sauvages de la vie. Tu détournes les yeux.

Un jeune homme, l’air presque fragile, qui attend. Qui ? Peut-être moi ? Il ressemble à ces chemins de traverse qu’on aurait pu emprunter, mais que l’on a ignoré, par peur, par manque d’amour de soi, par facilité. Regarde, c’est la petite route escarpée, pleine des fleurs sauvages de la vie. Tu détournes les yeux.

(Source: theimpossiblecool, via lerenarddenuit)

Que Vida s’appelle Vida n’a rien du hasard à mes yeux. Il y a des prénoms qui déterminent un peu de soi, et cette vérité elle se vit, elle est la vie, vida, l’aïch, je retourne le mot dans tous les idiomes que je peux connaître, cherchant quelles femmes il a pu former ailleurs, quelle pénitence et quelle interrogation ce mot suggère à leurs cervelles constamment parasitées par des pensées incessantes.

La conscience de vivre, la culpabilité d’être ce qu’on est, tout en l’affirmant, parce que d’une telle évidence on ne peut sortir qu’en tuant qui on est, c’est cette étrange considération que tout est inutile et indispensable, qu’on peut choisir de mettre un mouchoir sur les mille et mille pensées qui assaillent chaque seconde de chaque minute de chaque heure de chaque jour d’une vie brouillonne, sans cesse entamée, jamais achevée, il n’y a pas d’achèvement au recommencement. 

Vida, A. la vie en point d’interrogation permanent. Et puis vient l’apaisement.

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Octobre garde toujours ce gout âcre. J’essaie de l’aimer mais ce qu’il y a, la vérité, c’est que tu es cette petite fille de la photo, tu es venu, tu as tiré une balle en plein cœur, avant de me quitter pour toujours. Octobre n’est pas un mois pour l’espoir, ni les promesses. Tu me manques. Je voudrais t’avoir connu, savoir qui je regrette. Qui a creusé ce trou ? Tu le sais ? Arrêter de t’imaginer, et laisser la petite fille sans visage s’en aller d’ octobre.

Photo : Sophie Jodoin

Octobre garde toujours ce gout âcre. J’essaie de l’aimer mais ce qu’il y a, la vérité, c’est que tu es cette petite fille de la photo, tu es venu, tu as tiré une balle en plein cœur, avant de me quitter pour toujours. Octobre n’est pas un mois pour l’espoir, ni les promesses. Tu me manques. Je voudrais t’avoir connu, savoir qui je regrette. Qui a creusé ce trou ? Tu le sais ? Arrêter de t’imaginer, et laisser la petite fille sans visage s’en aller d’ octobre.

Photo : Sophie Jodoin

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La nuit avant Noël un petit garçon fit un vœu, et perché sur un nuage il  réussit à lire dans le cœur de sa mère, le plus beau des poèmes. A sautiller, de ciel en ciel, il parvint à la dernière montée, juste  sous l’étoile la plus lumineuse. De sa voix la plus sage, il lui parla. Bel astre qui est de la nuit le parement le plus beau, dis moi, ne veux  tu pas accrocher un sourire au visage de l’amour ? Brille pour maman. Brille encore plus fort, qu’elle sache que je pense à elle. Jamais la  solitude ne pourra atteindre son cœur, nous y habitons tous les deux.
Tous les trois. - Octobre 2009.
Photo : Rémy - Edouard Boubat.

La nuit avant Noël un petit garçon fit un vœu, et perché sur un nuage il réussit à lire dans le cœur de sa mère, le plus beau des poèmes. A sautiller, de ciel en ciel, il parvint à la dernière montée, juste sous l’étoile la plus lumineuse. De sa voix la plus sage, il lui parla. Bel astre qui est de la nuit le parement le plus beau, dis moi, ne veux tu pas accrocher un sourire au visage de l’amour ? Brille pour maman. Brille encore plus fort, qu’elle sache que je pense à elle. Jamais la solitude ne pourra atteindre son cœur, nous y habitons tous les deux.

Tous les trois. - Octobre 2009.

Photo : Rémy - Edouard Boubat.

La nuit me rassure. Tout semble en pause, et je peux enfin réfléchir calmement, sans avoir peur du temps qui passe. Je réfléchis tout le temps, ce n’est pas une image. Mon cerveau ne s’arrête jamais, c’est fatigant. Mais la nuit, il est plus calme, je maitrise un peu mieux le flot. Et je ne sais si c’est le trop-plein de fatigue ou le soulagement, mais je pleure. Je ne suis pas particulièrement triste mais je pleure. De toute façon, mon état d’esprit est à peu près tout le temps le même. Triste non-triste. Y at-til des raisons de se réjouir, formellement ? Non. Ni du contraire en fait.

Je sens bien qu’il y a une genre de barrière entre moi et pas mal de gens. J’ai longtemps cru que c’était moi qui la fabriquait. Mais l’observation récente m’a convaincu que quoi que je fasse, elle se construisait seule : les gens finissent par se détourner, c’est fatal, banal. Le reste, je ne sais pas. Je préfère continuer à être comme ça, le tout est de ne pas faire de mal, à qui que ce soit. J’ai admis être bizarre: ça veut dire comme personne. Tant pis si ça fait peur.

Parfois, je me sens seule. J’aimerais bien, juste un peu, être cette gentille copine, avec qui on va faire les magasins, ou prende un thé. Et qu’on ne trouve pas forcément étrange…

Tu parles, je crois que je me raconte un peu une histoire, simplement pour justifier cette océan de solitude que déteste autant que j’aime.

Je suis dans une rue au milieu de nulle part.

La profondeur, et l’amour de la vie, ne s’expriment jamais mieux qu’au fond de l’eau. Plus on s’enfonce et plus on sait ce qu’on quitte.

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Cher G.
Hier soir, je me suis endormie sous l’olivier du jardin. J’y ai passé l’après-midi entière, à penser à toi. En fait non, je mens.  J’ai pensé si peu à toi hier. C’est que j’essaie de guérir, si tu savais… Tu le sais.  Tu es loin, encore. Toujours. Je me contente parfois de tracer la première lettre de ton nom, sur ces carnets bleu marine que tu aimes tant. Que j’aime parce qu’ils sont une image de toi.
Hier soir, je me suis réveillée sous l’olivier du jardin. J’ai regardé cette lettre G gravée sur le tronc, par une main enfantine. La mienne, moi qui ne suis plus une enfant, que par cet amour qui me porte vers toi.  Autour de moi il y avait les livres, les journaux, quelques carnets et stylos, tout ce que j’avais préparé pour tenter de penser à autre chose que toi. J’y réussi bien, je crois. Il y a des moments entiers maintenant où mon esprit t’efface. Applaudiras-tu à ces progrès ? A voir tout ces magazines qui jonchaient le sol, je me suis dit qu’il vaudrait mieux que je résilie quelques abonnements, certaines revues ne sont là que par une sorte d’obsession de tout lire et tout voir. Je n’essaie pas de remplacer une obsession par une autre, tu n’es pas une obsession mais une évidence…. A force de répéter ce mot, obsession, tu vas finir par me croire folle… Et ce ne serait qu’un doux euphémisme. Je ne suis pas folle pourtant : cette phrase porte en elle toute sa contradiction. Ma contradiction à moi, c’est toi. Je m’obstine. Je réfléchis, fais le tour de ma vie, de mes sensations, de mes sentiments, et que reste-t-il à chaque fois ? Toi. Je recommence alors, espérant un changement dans le résultat,  réfléchissant à m’en donner des migraines, mais rien n’y fait.
Hier soir, avant de m’endormir sous l’olivier du jardin,  je suis restée là, à contempler le ciel. Ne rêvons pas, il n’a rien d’étoilé ces dernières nuits. Peut-être que les astres sont bien là, mais je ne sais plus rien voir de beau. J’ai recommencé à fumer, ça aussi fait passer le temps, si tu savais. Oui tu le sais… Tu peux te moquer maintenant, de toutes ces fois où je te forçais à cette promesse, arrêter de fumer pour moi. Juste un chantage taquin assortie d’autres promesses, bien plus friponnes celles-là. J’ai regardé ma cigarette s’éteindre presque seule, comme emportée par le vent du soir, un doux zef qui me caressait le visage. Je pensais à ta main sur ma joue, plus douce encore que la plus douce brise.  Dis-moi, vas-tu revenir ? Je pense à des choses stupides. Je pense à laisser un jour cette cigarette consumer le jardin, l’olivier avec, tout bruler, mes souvenirs aussi, ton sourire, ton image, cette peine sourde qui vrille mon cœur inlassablement. Tout consumer, dans un incendie général qu’aucun pompier ne saura éteindre, et me reposer enfin. Tu vois comme je deviens idiote loin de toi ? Alors reviens…
Hier soir je me suis demandée sous l’olivier, comment aborder cette nouvelle semaine, ce nouveau mois, sans toi. Ce nouveau moi sans toi. Je fais des projets, aussi vide de sens que propre à remplir mon temps. Je cherche quelque chose qui mette fin à la douleur… Voir Venise et mourir… Tu sais que j’ai sérieusement songé à jeter un œil à la lagune, à monter dans une gondole au pont des soupirs, pour voir si j’y exhalerais le dernier. Je n’ai pas ce courage.  Quitter le jardin est au-dessus de mes forces. Alors je me cherche de nouvelles obsessions (rappelle toi que je ne suis pas folle, mon ange, juste vide…). J’accumule les livres, les journaux. Je me suis prise de passion pour la cuisine. Je feuillète des livres de recette avec de jolies photos, je regarde ces jolis gâteaux que je ne ferais jamais. Je préfère me moquer des noms ridicules dont on les affuble. Je ne suis pas femme à cuisiner des cupcakes ou des whoopies. Je me moque et je suis toujours aussi vide. Tu sais, parfois, je me dis que je m’invente tout ça, la douleur, la peine, l’obstination. Tout n’est que le produit de ma volonté : pourquoi je ne décide pas que ce n’est pas moi ?
Hier soir, je me suis endormie sous l’olivier du jardin, mon cœur encore une fois piétiné par mes pensées. Je me suis endormie pourtant heureuse, parce que tu restes dans mon ciel étoilé, en mire de ma vie.
Je crois que je t’aime encore.

Cher G.

Hier soir, je me suis endormie sous l’olivier du jardin. J’y ai passé l’après-midi entière, à penser à toi. En fait non, je mens.  J’ai pensé si peu à toi hier. C’est que j’essaie de guérir, si tu savais… Tu le sais.  Tu es loin, encore. Toujours. Je me contente parfois de tracer la première lettre de ton nom, sur ces carnets bleu marine que tu aimes tant. Que j’aime parce qu’ils sont une image de toi.

Hier soir, je me suis réveillée sous l’olivier du jardin. J’ai regardé cette lettre G gravée sur le tronc, par une main enfantine. La mienne, moi qui ne suis plus une enfant, que par cet amour qui me porte vers toi.  Autour de moi il y avait les livres, les journaux, quelques carnets et stylos, tout ce que j’avais préparé pour tenter de penser à autre chose que toi. J’y réussi bien, je crois. Il y a des moments entiers maintenant où mon esprit t’efface. Applaudiras-tu à ces progrès ? A voir tout ces magazines qui jonchaient le sol, je me suis dit qu’il vaudrait mieux que je résilie quelques abonnements, certaines revues ne sont là que par une sorte d’obsession de tout lire et tout voir. Je n’essaie pas de remplacer une obsession par une autre, tu n’es pas une obsession mais une évidence…. A force de répéter ce mot, obsession, tu vas finir par me croire folle… Et ce ne serait qu’un doux euphémisme. Je ne suis pas folle pourtant : cette phrase porte en elle toute sa contradiction. Ma contradiction à moi, c’est toi. Je m’obstine. Je réfléchis, fais le tour de ma vie, de mes sensations, de mes sentiments, et que reste-t-il à chaque fois ? Toi. Je recommence alors, espérant un changement dans le résultat,  réfléchissant à m’en donner des migraines, mais rien n’y fait.

Hier soir, avant de m’endormir sous l’olivier du jardin,  je suis restée là, à contempler le ciel. Ne rêvons pas, il n’a rien d’étoilé ces dernières nuits. Peut-être que les astres sont bien là, mais je ne sais plus rien voir de beau. J’ai recommencé à fumer, ça aussi fait passer le temps, si tu savais. Oui tu le sais… Tu peux te moquer maintenant, de toutes ces fois où je te forçais à cette promesse, arrêter de fumer pour moi. Juste un chantage taquin assortie d’autres promesses, bien plus friponnes celles-là. J’ai regardé ma cigarette s’éteindre presque seule, comme emportée par le vent du soir, un doux zef qui me caressait le visage. Je pensais à ta main sur ma joue, plus douce encore que la plus douce brise.  Dis-moi, vas-tu revenir ? Je pense à des choses stupides. Je pense à laisser un jour cette cigarette consumer le jardin, l’olivier avec, tout bruler, mes souvenirs aussi, ton sourire, ton image, cette peine sourde qui vrille mon cœur inlassablement. Tout consumer, dans un incendie général qu’aucun pompier ne saura éteindre, et me reposer enfin. Tu vois comme je deviens idiote loin de toi ? Alors reviens…

Hier soir je me suis demandée sous l’olivier, comment aborder cette nouvelle semaine, ce nouveau mois, sans toi. Ce nouveau moi sans toi. Je fais des projets, aussi vide de sens que propre à remplir mon temps. Je cherche quelque chose qui mette fin à la douleur… Voir Venise et mourir… Tu sais que j’ai sérieusement songé à jeter un œil à la lagune, à monter dans une gondole au pont des soupirs, pour voir si j’y exhalerais le dernier. Je n’ai pas ce courage.  Quitter le jardin est au-dessus de mes forces. Alors je me cherche de nouvelles obsessions (rappelle toi que je ne suis pas folle, mon ange, juste vide…). J’accumule les livres, les journaux. Je me suis prise de passion pour la cuisine. Je feuillète des livres de recette avec de jolies photos, je regarde ces jolis gâteaux que je ne ferais jamais. Je préfère me moquer des noms ridicules dont on les affuble. Je ne suis pas femme à cuisiner des cupcakes ou des whoopies. Je me moque et je suis toujours aussi vide. Tu sais, parfois, je me dis que je m’invente tout ça, la douleur, la peine, l’obstination. Tout n’est que le produit de ma volonté : pourquoi je ne décide pas que ce n’est pas moi ?

Hier soir, je me suis endormie sous l’olivier du jardin, mon cœur encore une fois piétiné par mes pensées. Je me suis endormie pourtant heureuse, parce que tu restes dans mon ciel étoilé, en mire de ma vie.

Je crois que je t’aime encore.

Tags: G Me Writing

Il y a des choses que j’aimerais écrire, des sujets un peu plus personnels, mais après relecture, je me fais l’effet d’une exhibitionniste. Alors j’efface et je remets à plus tard le moment de trouver les bons mots. Tout se bouscule et ce mélange en ce moment.

En ce moment ? En est-il jamais allé autrement ?

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On fait de son mieux pour être adulte, et dans le fond on ne change que la surface. Pourquoi abandonner les jupes jaunes, les chaussettes et les nœuds. Pourquoi ne pas sourire au visage aimé ? Je veux des paillettes, du rose et des pivoines. je veux imaginer que je peux finir ma vie dans un petit cottage du Derbyshire, à écrire encore et toujours… Je veux garder mes plus sombres pensées, parce qu’elles ont été mes plus fidèles compagnes, et puis retrouver le soleil avec lui, et croire à nouveau que tout est parfait.

Je rends grâce à Mani et je prend la lumière et la nuit, comme elles viennent en moi.

Tout est parfait.

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Plus ça va, plus je vogue d’un extrême à l’autre, la nunucherie la plus complète, la pornophilie à peine assumée, la dépression si peu nerveuse.

Il faudra songer à se demander où l’on va…

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Il faudrait juste un interrupteur, un bouton à pousser, quelque chose pour éteindre la-haut, juste pour un moment. Un sommeil éveillé, une mort du vivant, n’importe quoi qui soit un repos.

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Un jour quelqu’un m’a brisé le cœur. Je ne sais plus qui, ni quand ou pourquoi, mais c’est arrivé. Il faut bien une explication aux choses. Je n’en ai pas d’autre.

Tags: me

Cela fait quelques jours déjà que je rêve d’une jolie cage à oiseaux, un peu comme celle-ci. Je n’ai pas d’oiseaux à y mettre. J’ai simplement envie de la regarder et peut-être d’imaginer y enfermer certaines pensées, pour les relâcher ensuite et les faire s’envoler loin, loin de ma mémoire.

Cela fait quelques jours déjà que je rêve d’une jolie cage à oiseaux, un peu comme celle-ci. Je n’ai pas d’oiseaux à y mettre. J’ai simplement envie de la regarder et peut-être d’imaginer y enfermer certaines pensées, pour les relâcher ensuite et les faire s’envoler loin, loin de ma mémoire.

Au Revoir

Nous sommes les 5 décembre 2010.

Hier j’ai fait une chute. Je me suis fait mal et je suis immobilisée pour un moment.

Je ne sais pas ce qui m’arrive, à croire que tout m’échappe, y compris mes pas.

Nous sommes le 5 décembre 2010, et je me vais m’absenter, pour un long moment je crois. Au moins jusqu’à 2011. Quand je dis que je vais m’absenter, je vais simplement cesser de m’exprimer ici, sur mes différents blogs, sur twitter etc… J’ai besoin de raccrocher les choses, les unes aux autres. Besoin de vide et de silence, le plus possible.

Je crois que je ne suis que trop dans la représentation chimérique de la vie, et plus assez dans le réel. Je vais y replonger, dans ce réel. Jusqu’au fond, sans tuba, ni respirateur.

A bientôt. Vous allez me manquer.

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